Thermomètre et indicateurs énergétiques sur un bâtiment, illustrant les enjeux du DPE 2025 et de la rénovation des passoires thermiques
DPE & rénovation

DPE 2025 : éviter l’interdiction de louer et transformer une passoire en opportunité

Loi Climat & Résilience, logements F et G, aides à la rénovation : apprenez à anticiper les interdictions de louer et à transformer une passoire thermique en opportunité d’investissement.

IndiceVille
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Thermomètre et indicateurs énergétiques sur un bâtiment, illustrant les enjeux du DPE 2025 et de la rénovation des passoires thermiques

Où en est vraiment le DPE 2025 pour un investisseur en 2026 ?

La Loi Climat & Résilience a instauré un calendrier très concret pour les logements énergivores :

  • 2025 : premières restrictions et interdictions ciblant les pires passoires,
  • 2028 : extension à l’ensemble des logements classés F,
  • 2034 : extension à certains logements classés E.

En 2026, tu es donc :

  • soit déjà confronté aux premières interdictions,
  • soit à 2–3 ans d’échéances majeures sur certains segments de ton parc (ou du parc que tu envisages d’acheter).

Pour un bailleur, l’enjeu n’est pas seulement de “ne pas être interdit de louer” ; il s’agit de :

  • protéger ton flux de loyers dans le temps,
  • arbitrer entre vendre, rénovér ou acheter à rénover,
  • utiliser les aides disponibles pour transformer un risque réglementaire en levier de création de valeur.

Comprendre l’impact du DPE sur la valeur et la louabilité

Un mauvais DPE n’est pas qu’un problème administratif ; c’est un signal fort sur :

  • les charges futures du locataire (ou du propriétaire occupant),
  • la perception de confort (courant d’air, sensation de froid, surchauffe estivale),
  • la capacité à augmenter les loyers sans se heurter au marché,
  • la capacité à revendre sans décote majeure.

Un DPE dégradé implique généralement :

  • un risque de vacance locative plus élevé,
  • un coût de travaux significatif (enveloppe, chauffage, ventilation),
  • des discussions plus serrées avec la banque (surtout sur résidences secondaires et investissements locatifs).

À l’inverse, un bien rénové dans une ville où la part de passoires reste forte peut devenir un actif différenciant :

  • tu te positionnes comme “l’un des rares logements confortables” du marché,
  • tu peux mieux résister aux plafonnements de loyers et à la concurrence,
  • tu rends la revente plus liquide, surtout si les politiques publiques continuent à durcir le cadre.
30 à 50 %
Part des logements F/G dans certaines communes, selon les données DPE : un terrain de jeu immense pour les investisseurs qui rénovent intelligemment.

Lire les indicateurs DPE d’une ville avec IndiceVille

Sur chaque fiche ville, IndiceVille te donne une vision synthétique mais actionnable du risque DPE :

  • le DPE moyen de la commune,
  • le pourcentage de passoires thermiques (logements F et G),
  • le score global IndiceVille qui intègre déjà la dimension énergétique.

Tu peux ainsi distinguer trois grands profils de villes :

  1. Villes très exposées

    • forte part de F/G,
    • DPE moyen dégradé,
    • parfois parc très ancien.
      → stratégie “acheter pour rénover” seulement si le prix d’achat intègre vraiment le risque.
  2. Villes à potentiel

    • part de passoires importante,
    • mais revenus corrects et dynamique démographique acceptable.
      → excellente cible pour des opérations de rénovation bien calibrées.
  3. Villes déjà assainies

    • DPE moyen bon ou correct,
    • part de F/G limitée.
      → risque réglementaire plus faible, mais les prix sont souvent plus tendus.
Graphique (suggestion)
Carte ou histogramme : Part de logements F/G par ville ou par département à partir des données DPE v2.

Transformer une passoire en opportunité : le parcours en 5 étapes

Au lieu de fuir systématiquement les mauvais DPE, tu peux les aborder comme un projet structuré.

1. Cartographier le risque réglementaire

  • Classe du logement (F ou G),
  • échéance d’interdiction de louer,
  • contraintes locales éventuelles (réglementations plus strictes, ZFE, etc.).

Objectif : savoir si tu as 2–3 ans, 5–8 ans ou presque plus de temps pour agir.

2. Chiffrer grossièrement les travaux

Sans faire immédiatement un audit complet, identifie :

  • l’état de l’enveloppe (murs, toiture, planchers),
  • les menuiseries (simple / double vitrage, qualité),
  • le système de chauffage et d’eau chaude,
  • la ventilation (simple flux, VMC, absence de ventilation).
Insight d’expert : dans beaucoup de cas, un combo isolation toiture + changement de système de chauffage fait sauter plusieurs classes de DPE, surtout sur les petites surfaces.

3. Croiser travaux, loyer et prix d’achat

  • Quel gain de loyer espères-tu après travaux (tout en restant réaliste sur le marché local) ?
  • Quelle valeur de revente un bien bien classé peut-il atteindre dans cette ville ?
  • À quel prix d’achat le projet reste‑t‑il cohérent une fois les travaux intégrés ?

Tu peux t’appuyer sur les données d’IndiceVille pour vérifier que :

  • le revenu médian local supporte le loyer visé post‑rénovation,
  • la ville n’est pas en déclin structurel malgré ton projet technique.

4. Prioriser les villes où le jeu en vaut la chandelle

En combinant :

  • part de passoires,
  • revenus et pauvreté,
  • qualité de vie,

tu peux distinguer :

  • les zones où la rénovation crée un véritable avantage compétitif,
  • de celles où tu risques de sur‑investir dans un bien que le marché local ne valorisera jamais suffisamment.

5. Activer les aides et optimiser le montage

Selon ton profil et la nature du projet, tu peux :

  • mobiliser des aides nationales et locales (MaPrimeRénov’, aides régionales, etc.),
  • articuler ton financement (prêt travaux, prêt conso, apport) pour rester dans une zone de confort de mensualités.

FAQ – DPE 2025 & interdiction de louer

Faut-il fuir tous les logements F ou G en 2026 ?

Non, mais il faut arrêter de les acheter “comme si de rien n’était”.
Les passoires peuvent être intéressantes si :

  • le prix d’achat intègre vraiment le coût des travaux,
  • le marché local est assez dynamique pour valoriser un bien rénové,
  • tu as la trésorerie et le temps pour piloter le chantier.

Que risque concrètement un bailleur qui ne fait rien ?

Selon les échéances, tu peux :

  • être interdit de relouer ton bien après le départ du locataire,
  • voir ta capacité à augmenter les loyers très réduite,
  • subir des décotes importantes à la revente.

Le DPE n’est plus uniquement un papier administratif : c’est une variable centrale de ta stratégie patrimoniale.

Comment utiliser IndiceVille pour prioriser les zones à rénover ?

Tu peux :

  • repérer les villes avec une forte part de passoires mais des revenus corrects,
  • vérifier que la fiscalité n’est pas déjà trop punitive,
  • utiliser le comparateur pour arbitrer entre plusieurs communes.

En ciblant des villes où le couple risque/opportunité est maîtrisé, tu peux faire du DPE un levier de différenciation plutôt qu’une contrainte subie.

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